Tony Bevan - Martin Assig - Max Neumann

13 janvier 2012

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7 janvier – 21 février 2012

 

La galerie Vidal-Saint Phalle est heureuse de présenter le travail récent de trois artistes avec lesquels elle collabore depuis de nombreuses années.

 

Martin Assig est né en 1959 à Schwelm, Allemagne, et vit et travaille à Berlin et Brädikow.

Principales expositions publiques (sélection) : Musée des Beaux-Arts de Sarrebruck, Centre d’art Reina Sofia, Madrid, Neues Museum Weserburg, Brême, Centre d’art Caja de Burgos notamment.

Sont présentés à cette exposition différents travaux récents :

Une suite de pastels sur papier, dont le titre générique « St Paul » rend hommage à Paul Klee - des peintures à l’huile de petit format, peintes sur des tableaux d’amateurs dont elles laissent visibles certains éléments – et de grandes encres sur papier.

Martin Assig associe de la cire industrielle aux différents mediums qu’il utilise, étant attaché à l’effet particulier de transparence que donne la cire. Dans ses travaux, il aime également évoquer sa vie intérieure, les pensées qui l’animent : des mots traversent ses œuvres, mots sérieux, mots qui questionnent et parlent d’une volonté de retour à l’essentiel.

 

 

Tony Bevan est né en 1951 à Bradford, Angleterre, et vit et travaille à Londres.

Principales expositions publiques (sélection) : Musée Maillol, Paris, The Israel Museum, Jérusalem, Ivam, Valence, Espagne, Whitechapel gallery, Londres, National Portrait Gallery, Londres, Today Museum, Beijing, notamment.

Le travail de Tony Bevan se poursuit autour de deux thèmes principaux, les «architectures », dont les motifs évoluent au fil du temps, et les «têtes » ou autoportraits. Ces deux thèmes tendant à s’entrecroiser, les caractéristiques du visage étant abandonnées au profit d’un enchevêtrement de lignes essentielles. Dans cette exposition, certains visages empruntent une forme nouvelle (« Le sourire )» tandis que d’autres poursuivent certaines références précédemment faites, notamment au sculpteur du 18ème siècle, Messerchmidt.

Tony Bevan utilise essentiellement le charbon de bois et l’acrylique, travaillant à plat sur le sol de son atelier. Il dessine préalablement au charbon de bois avant de recouvrir ce trait initial d’acrylique. Par la seule force du trait, le charbon de bois tend à se fragmenter et à se disperser sur le support.

 

 

Max Neumann, né à Sarrebruck en 1949, vit et travaille à Berlin.

Principales expositions publiques (sélection) : Musée Folkwang d’Essen, Musée du Schleswig-Holstein, Musée des Beaux-Arts de Sarrebruck, Musée d’Ixelles, Bruxelles notamment.

La figure est le principal sujet de Max Neumann. Une figure souvent privée de traits distinctifs où peut manquer le regard, ou la bouche, ou une oreille. Ces figures sont rarement des portraits -le visage de quelqu’un en particulier, saisi dans sa singularité- ou les archétypes d’un caractère ou d’un état particulier. Ce sont des moments de la conscience, des paysages d’inquiétude que nous voyons de loin et à distance. Nul drame, familier ou tragique, que nous soyons contraints de partager.

Ces dernières années, le travail de Max Neumann  s’est enrichi d’un changement des techniques utilisées, travaillant plus fréquemment à l’huile, de façon plus serrée, le trait plus dessiné, les couleurs posées différemment, acidulées.

 

La galerie Vidal-Saint Phalle est ouverte du mardi au samedi, de 14 h à 19 h et sur RV.

tel 01 42 76 06 05          fax 01 42 76 06 0

www.vidal-stphalle.com   contact@vidal-stphalle.com

Exposition Thomas Müller Novembre Décembre 2011

23 novembre 2011

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Thomas Müller

5 novembre 2011

 

 

Säumen

 

 

 

Oeuvres sur papier

 

5 novembre- 23 décembre 2011

 

 

Säumen : ourler, border, hésiter

 

Thomas Müller donne un titre à ces expositions.

 

Le titre qu’il a choisi pour sa troisième exposition à la Galerie Vidal-Saint Phalle est significatif de son travail récent.

 

Ourler :  il y a quelque chose qui évoque la broderie, la finesse, le charme et l’élégance du point dans le travail de Thomas Müller.

Il y a aussi, à travers une grande variété de thèmes graphiques, un univers qui se développe comme tout autant de motifs brodés.

 

Border : les lignes sont essentielles dans les œuvres sur papier de Thomas Müller elles les construisent et le finissent comme le feraient de grands  arbres bordant une allée ou un paysage.

 

Hésiter : Thomas Müller est chaque matin à son atelier et peut être parce que c’est l’atelier d’un artiste qui ne travaille que le papier et où est absente l’ambiance de « haut fourneau » des ateliers de peintures le visiteur y est sensible à l’atmosphère calme de méditation qui y règnent.

 

Thomas Müller conçoit lui-même ses accrochages.

Dans cette exposition, il a inclus, en plus de ses deux formats précédents habituels (le petit 29,7 x 21 cm et le grand 160 x 115 cm) un autre format (207 x 148 cm).

L’ajout de cette nouvelle grande dimension est important.

De même, la présence cette fois dans les petits formats de collages, d’impressions contribue à enrichir un langage dans la combinaison de techniques diverses est subtile.

 

 

 

 

 

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Recent works on paper

 

5th of november- 23rd of december 2011

 

 

Säumen : to line, border, hesitate

 

Thomas Müller gives titles to his exhibitions.

 

 

The title his has chosen for his third exhibition at the Vidal-Saint Phalle Gallery is relevant to his recent work.

 

To Line : there is an element of needlepoint, the refines, charm and elegance of the stitch in Thomas Müller’s work.

There is also throughout a multitude of graphic references an environment that is duplicated in the same way as embroidery.

 

Border : lines are essential in Thomas Müller’s work , they shape and end the paper in the same way as a hedge of high trees that border a path or landscape.

 

Hesitate : Thomas Müller is in his studio every day and maybe due to the fact that he works on paper a cleanliness that oil painting lacks makes the visitor sensitive to a calm and meditative atmosphere.

But as the work on paper does not accept error or alterations, we can understand Thomas Müller’s hesitations.

 

Thomas Müller conceives his own hangings.

In this exhibition he has included amongst his usual formats ( the small one 29,7 x 21 cm and the bigger 160 x 115 cm) another one ( 207 x 148 cm).

The addition of this new dimension is important.

In the same way, the presence of collage and prints in the smaller formats contributes to enrich the language in which the combination of different techniques is extremely subtle.

 

 

 

Recent solo shows.

 

2011

Säumen,  Galerie Vidal-Saint Phalle, Paris

Soul Train. Positionen der Zeichnung, Galeriehaus Nord, Nürnberg (with Peter Radelfinger)

Fruehsorge contemporary drawings, Berlin

2010

Florian Sundheimer, Kunsthandel, Munich

Wellen und Teilchen, Galerie Parterre, Berlin

2009

Patrick Heide Contemporary Art, London

Centre for recent Drawing, London

Gezeiten, Galerie Vidal-Saint Phalle, Paris, France

Gezeiten, Galerie Schlégl- Nicole Schlégl, Zurich, Suisse

2007

Galerie Michael Sturm, Stuttgart

2006

Twist, œuvres sur papier, Galerie Vidal-Saint Phalle, Paris, France

Zeichnungen, Galerie da entlang, Dortmund

2004

Zeichnungen, Museum Chasa Jaura Valchava (Schweiz)

Nexus, fruehsorge, Galerie für Zeichnung, Berlin

2003

Zeichnung heute, Kunstmuseum Bonn, Allemagne

Artist in residence, the Chinati Foundation, Marfa, Texas

 

 

Public Collections (selection)

Centre Georges Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris. Hamburger Kunsthalle, Kunstmuseum Bonn, Kunstmuseum Stuttgart, Staatliche Graphische Sammlung, München, Staatlilche Museen zu Berlin, Kupferstichkabinett.

 

 

 

Galerie Vidal-Saint Phalle

 

10, rue du Trésor – 75004 Paris

du mardi au samedi, de 14 h à 19 h et sur RV

Tel 01 42 76 06 05 Fax 01 42 76 05 33

contact@vidal-stphalle.com www.vidal-stphalle.com

 

 

Lance Letscher’s Statement

9 septembre 2011

One of the themes that has been consistent with my work for the last several years is based on the idea of “interiority”; the idea of creating a visual diagram or pictorial narrative structure that reflects the mechanics of an inner thought life. Although there can be autobiographical references, mostly they are fictional and often have to do with chaotic, disjunctive or dissassociative thinking.

 

In some of the most recent pieces, there are hints at figuration. These figures are often used as an armature for developing depictions of independent memories, personalities or events that might come into play within an individuals inner landscape. When I happened upon this idea, it really opened up a new direction in the work in terms of building a much more complex narrative structure through the dynamics and interactions of the various characters within each piece.

 

Another, parallel development in the current work involves the use of typography and letter forms. These pieces often hint at words and phrases and then change direction abruptly. Part of my understanding of this direction has to do with engaging the viewer’s verbal and problem solving imagination in an elusive way to create a tension that pulls both towards and away from that type of resolution. I think that this creates an opportunity for the abstract quality of the letters and the use of color start to become the real communicative voice of the collage. The moment of that transition from verbal to visual is, to me at least, very exciting.

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Un des thèmes récurrents dans mon travail de ces dernières années se fonde sur l’idée « d’intériorité » ; l’idée de créer un schéma visuel ou une structure narrative qui reflète le fonctionnement de la pensée intérieure. Celle-ci peut inclure des références autobiographiques, mais la plupart sont imaginaires et s’associent souvent à cheminement chaotique, disjonctif et en rupture.

 

Dans certains de mes travaux récents, il y a des traces de figuration. Dans ce cas, la figure sert de trame permettant de représenter certains souvenirs, personnes ou événements extérieurs susceptibles d’interagir avec le paysage mental du spectateur.  Quand cette idée m’est venue cela m’a ouvert une voie nouvelle et m’a permis de construire une structure narrative beaucoup plus complexe à travers les forces et interactions des différents éléments de chaque collage.

 

Parallèlement l’autre évolution de mon travail est l’utilisation de lettres et de caractères typographiques. Dans ces travaux il peut être fait allusion à certains mots certaines phrases avant qu’il y ait un changement total de direction. Ce que je sais de cette nouvelle direction c’est qu’elle permet de provoquer indirectement l’imagination du spectateur confronté a une énigme textuelle et créée chez lui un tiraillement entre différentes solutions. À mon avis cela permet aux lettres -entités abstraites- et à la couleur de devenir la voix intérieure du collage. Le passage du verbe à  la perception visuelle est très excitante, du moins pour moi.

 

Lance Letscher

9 septembre 2011

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“ten cups a day” 2011, 29,2 x 20,3 cm

 

 Exposition du 10 septembre au 29 octobre 2011

 

Vernissage le samedi 10 septembre en présence de l’artiste

 

Catalogue disponible

La galerie Vidal – Saint Phalle est heureuse de présenter la troisième exposition personnelle de Lance Letscher en France.

 

Lance Letscher a  48 ans. Il vit et travaille à Austin (Texas).

Il a été exposé dans de nombreuses galeries aux Etats-unis : Aux Howard Scott Gallery (New York et Chicago)

Steven Wolf Gallery (San Francisco) ; Conduit Gallery (Dallas, Texas); Richard/ Bennett Gallery (Los Angeles), à Austin (McMurtrey  Gallery 2002-2006, David Berman Gallery, 2001-2006)

Il a également exposé en Europe :

à Barcelone (Art Gaspar, 2004) à  Munich (galerie Renate Bender, 2003), à Berlin (galerie Tammen), à Bruxelles (galerie Polar).

Il est représenté dans diverses collections publiques :

Museum of Fine Arts, Houston, Museum of Fine Arts, Austin, Museum of Southeast Texas, Beaumont, Texas, Tyler Museum of Art, Tyler, Texas, notamment.

 

Lance Letscher utilise le bois, le marbre, les vieux livres et le papier, qu’il détourne.

Comme l’écrit le critique Jonathan Goodman :

« Grâce à des répétitions de formes, Lance Letscher crée des formes rythmiques, qu’il développe intuitivement, ici par le jeu parallèle  de bandes colorées, là par la naissance  de formes géométriques insolites et magnifiques… »

 

Lance Letscher incorpore également dans ses collages des mots, des phrases extraites de livres de poche ou de  vieux catalogues, lettres manuscrites trouvées aux Puces.

Comme le dit le conservateur du musée d’Austin, Texas, Mme Dana Friis-Hansen « sans que l’on cherche à en deviner entièrement le sens, chaque bloc de mots résonne en nous et notre inconscient.

 

Lance Letscher lui-même explique :

« Ma méthode de travail consiste d’abord à empiler les matériaux à les découper en parties, puis à assembler celles-ci, les coller, les mettre sous presse et les re-découper à nouveau pour aboutir à leur forme finale. Enfin je les assemble dans une composition préliminaire sans les coller. Je défais cette première composition jusqu’à ce que ça devienne intéressant. Je transfère ce qu’il en advient sur un panneau, je les colle, les mets sous presse et laisse sécher…

Mon emploi de lettres et de mots a pris différentes directions. À l’origine il s’agissait d’exprimer une pensée chaotique et délibérément incomplète. Maintenant un nombre important de travaux se présentent comme des cartes ou des diagrammes mentaux. Ceux-ci insistent habituellement sur les phénomènes de ruptures et de provocation à l’égard du spectateur. Je détourne à dessein les mots auxquels je fais allusion ou les images auxquelles je fais référence. »

1.jpg“the ghost in the cartoon”, 2011, 40,6 x 30,5 cm

Tiphaine Popesco

7 juillet 2011

Exposition “Not For Sale” 

  • Vernissage le 13 juillet - jusqu’au 18 septembre 2011
  • Passage de Retz    9, rue Charlot     75003 Paris

tiphaine-popesco-2007-tirage-baryte-100-x-120-cm.jpgSans titre (Beili), 2007, tirage noir et blanc sur baryté, 100 x 120 cm

Lance Letscher Interview by Daniel Perlaky

15 juin 2011

 

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A walk past timber skeletons and heavy machinery, through the dust and haze of waning afternoon sunrays, up the narrow staircase above the carpenter shop and directly into other people’s lives – a chaotic lexicon of thousands of pieces scattered, stacked, filed, layered, lost and found, trimmed, sliced, and glued pieces of lives waiting for resurrection.

Lance Letscher assembles and reassembles this universe into a carnival of collaged art exhibited throughout galleries in the United States and Europe as well as in several books. But perhaps none of those showcases feeling quite so viscerally present and immediate than the infinite pieces of pieces surrounding us covering every surface in the studio.

Where do you find your materials?

For a long time, it was certain dumpsters; half price books etc. The stuff that gets thrown away usually is the material that has the qualities that attract me the most:wear, grime from long use and handling, marks and doodles etc. At one point, maybe fifteen or twelve years ago, I would drop my younger son into the container and point and he would do the dirty work. He’s 20 now, but a couple of years ago he gave some girl a waffle iron that he snagged on “big trash pickup day”. She wasn’t as happy about it as he was.

Do you think the materials guide your work — which is stronger: the identity of the materials you work with or your artistic will?

The work guides the work and the material choices. I am a disciple of “the unseen hand”. I am all about working in a way that takes as much of the control away from my conscious mind as possible. It (the work) has a life of it’s own, I just try to stay out of the way as much as possible. The “dreaming mind” is much more powerful than the “thinking mind”.

Do you feel that your work preserves the elements it’s made of?  Is there something that attests to the past life of those materials or do they become fundamentally altered to where they’re no longer meaningful as anything other than the new whole which you’ve created?

I love the traces of other peoples lives and thoughts that become a patina on the stuff I use. Especially when I see things that little kids did in books 50 or 100 years ago. They were bored and, I think, more creative because of it. At one point, I stopped listening to the radio while I worked (I work alone) to promote a more profound sense of boredom which I hoped would improve the work.

The work did get better, but it has made me into a very dull person, especially socially. If you have ever seen the Philip Guston painting where he shows himself as a giant grotesque eye - you can grow an eye like that if you are willing to force yourself to abide in this level of absolute and excruciating boredom. It is very dangerous though. There comes a certain point when you would do anything to escape…this is partly the reason for the high levels of drug abuse and alcoholism in creatives. Plus, the big eye takes an enormous amount of energy to run.

When you finish a piece do you generally end up with what you envisioned at the start or is it something completely different?

I never pre - plan. If I accidentally do, I sabotage it when I am fully committed.

Because your work is made up of pre-existing pieces, do you feel that it’s wholly your own or is it a collaboration with some unseen partners?

I pray alot.

Describe the process or steps involved in physically making a typical piece?

Gather material into piles according to something; color or whatever. The piles = the pallet. Cut pieces to make parts. Assemble the parts or components from the cut pieces. Glue, press and re cut the parts to their finished shape. Assemble the parts into a preliminary composition without glue. Mess with that part until the composition starts to become interesting. Transfer the parts onto a board with glue and press. Allow several days drying time. About three quarters of the time, I end up cropping or cutting to re assemble after it is dry and I can really see what it looks like. This requires a table saw since the piece is backed with wood at this point. Usually, I work on several similar sized and themed pieces at the same time, so I have more raw material to work with when it’s “table saw” time.

If you look closely at some of my work, you might notice that the backing board is sometimes five or six layers thick. Each re assembly requires a new solid backing board (glued and pressed again)to hold everything together. The thicker ones were harder to resolve. I don’t really have any other trade secrets. Change your blade often. Cut away from yourself.

Do you sketch out ideas regularly and, if so, how many of those become a finished piece?

No, never, none.

In one sense you have a great degree of geometric precision in your work but on the other hand you also hand-make everything so there’s an inherent impreciseness as well.  Could you comment on that dichotomy?

Within every man, a war rages between the forces of good and evil, darkness and light. At stake in this battle are the mind, personality and soul. My work is about this interior landscape and drama. Sounds corny or ironic, but really that is the crux of life that runs the gamut from the very mundane tensions and challenges to full blown emotional and psychological crisis that we all have (or will) experience. I heard a primitive Pentecostal preacher on the radio over twenty years ago say it this way (I’ll paraphrase but it stuck with me) - The universe is vast and probably teeming with life both superior and inferior to our own species. But there is one important fact that distinguishes the Earth from all of the other planets in all of the innumerable solar systems in our infinite universe. The Earth is the planet that Satan fell into after his rebellion. This is the land that he inhabits and prowls. And this is where we abide as well.

In many of your pieces there’s also an absolute chaotic overload and destruction of precision in the composition but the pieces are often things associated with precise mechanisms (gears, ladders, tools). What is the idea you’re exploring there?

Ditto. Some of the “building” pieces are more simple in regards to this dynamic. They are dysfunctional models that have a feeling of precarious equilibrium that I really identify with and see as a very prevalent state.

What attracts you to typography and letterforms and what is the meaning for you in their reassembled, somewhat abstracted, finished products? Do you intentionally strip the meaning of words by re purposing the building blocks from which they’re made?

I think that the use of letters has started to function in several different ways in the work. At first, it was about chaotic and incomplete thinking (this also applies to the question about gears and ladders). A lot of the pieces are maps or diagrams of mental or psychological disjunction and disassociation. This isn’t really a conscious choice of direction, but it is a definite theme in the more recent work. The other thing that some of the letter pieces do is set up a “teasing” dynamic with the viewer. I wanted to hint at certain words or phrases and then undermine that momentum with a lack of completion or a change in direction or expression, mid word or thought. So, yes, I think that you hit the nail on the head.

There seems to be the touch of a child in a lot of your work… be it through the scribbled drawings or the cutouts from what seem like educational books. Is there some inspiration from your childhood or the ways in which a child perceives the world that you’re translating?

No I think that it is more about the expression. Children tend to be expressionists first, but it is often dismissed as poor mechanics or skill. Same goes for the art of the psychotic.

How do you feel about the state of contemporary art?  Is it a time of vibrancy where more artists are living from their work or is it more of a struggle than in the past?

Art magazines are extremely depressing. Making  a living from your work in no way serves as an indicator of quality or substance or achievement. The real struggle is the same - how to be creative without being imitative, how to avoid apathy, confusion, complacency or self sabotage. How can a person with profoundly limited resources create something that is meaningful, long lasting and maybe transcendent? If you are really going to do something important..make real art, how do you do it and how can you keep doing it over time with the hope that it might get better. If there is a “struggle” involved in being an artist, I think it is more about those issues; interior issues as opposed to the exterior endorsements or criticism.

Where do you go or what do you do for inspiration when you’re jonesin?

Motorcycle magazines. I like the design/art/culture mags like “DAMn” too. I usually just start moving my hands and putting stuff together and then I’m ok.

When you think ahead to the future, what are some things you’re looking forward to accomplishing?

I used to want to win a Macarthur fellowship really bad, but I quit thinking about those things at some point …I guess I want my work to get better. The future is never what you think it’s going to be.

Tal Coat

6 mai 2011

Pierre Tal Coat (« Front de bois » en breton) est né en 1905 à Clohars-Carnoët dans le Sud du Finistère et mort en 1985 à Dormont, près de la vallée de la Seine et de Giverny.

 

Vingt-six ans après la disparition du peintre, la singularité de son œuvre apparaît de mieux en mieux. Actuellement deux expositions importantes – au Domaine de Kerguéhennec (Morbihan) et au Musée des Beaux-Arts de Mons (Belgique) – portent sur sa démarche des éclairages nouveaux. Tal Coat fait partie des artistes dont l’itinéraire déconcerte régulièrement la critique parce qu’ils n’appartiennent à aucune école, à aucun mouvement. En revanche, les plus grands parmi les peintres et les sculpteurs (Bonnard, Giacometti, Braque, Masson, Miró, Staël, Balthus, Chillida…) et parmi les poètes et les écrivains (André du Bouchet, Philippe Jaccottet, Samuel Beckett…) ont salué en Tal Coat « le peintre des peintres ».

 

La nouvelle exposition (une quarantaine d’œuvres, principalement des années 1970-1985) que présente la galerie Vidal-Saint Phalle montre que Tal Coat atteint l’abstraction par d’autres voies que le geste lyrique ou la composition géométrique. Rien à voir par exemple entre le propos de Hans Hartung ou de Pierre Soulages et celui de Pierre Tal Coat. Même les lavis (à l’encre de Chine, à l’encre de coprin, au brou de noix) gardent la mémoire des marches dans la campagne et des « terres affrontées », vues et parcourues. Et si l’on parle d’abstraction à propos de la dernière période de Tal Coat, ce sera plutôt au sens où Vincent Van Gogh l’écrivait à son frère Théo (Vincent avait passé la journée à peindre une chaise, un lit ou des tournesols, il disait sa fatigue) : « Quel effort d’abstraction ! ». Ce sera d’abord dans le sens d’une radicalité, d’une recherche épurée et d’une transposition débarrassée de l’anecdote.

Un ensemble de vingt aquarelles réunit les « Notes » de Tal Coat devant le paysage : on y retrouvera les Champs de colza (un thème de prédilection) mais aussi, par exemple, une cascade dans la montagne. Ces lumineuses aquarelles des années 1980-1985 disent le bonheur d’un artiste libre de tirer de chaque support, médium et instrument, une sorte de quintessence de la sensation et de l’espace. L’encre, l’aquarelle, le crayon sur le papier comme l’huile sur la toile (ou sur le panneau de boîte à cigares) sont maniés avec la même simplicité : cygnes, vignes au-dessus du Léman, labours et lignes de failles dans les rochers (autre thème de prédilection de Tal Coat) nous rappellent que, chaque fois, une chose a été vue, un phénomène éprouvé. Un détail significatif restitue la réalité dans son ensemble et dans sa fraîcheur. La couleur de la peinture de Tal Coat appartient « au développement des choses naturelles » (Charles Estienne), « comme la couleur du tronc et du fruit à partir de l’écorce et de la pulpe ». Une telle simplicité n’exclut pas la dissonance ou la déchirure : le « vif » et « l’aigu » de la faille justement.

Chaque fois aussi, l’expérience de cette peinture est telle que l’on est tenté d’appliquer à l’œuvre de Tal Coat ce qu’il disait lui-même à propos de Vélasquez : « Cette touche de peinture est espace. C’est le rien et le tout déjà. Comme une goutte de rosée. C’est le fragment et la totalité… »022.jpg

Presse (Telerama- Pariscope)

1 avril 2011

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Markus Lüpertz

1 avril 2011

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Œuvres sur papier

5 mars – 23 avril 2011

 

 

Vernissage le samedi 5 mars de 15 h à 19 h

 

-catalogue disponible-

Markus Lüpertz est né en 1941 en Bohème.

Peintre et sculpteur, Markus Lüpertz est un des artistes majeurs de la scène allemande contemporaine. Il a également exercé un rôle académique important à la Kunstakademie de Düsseldorf et à l’académie des Beaux-Arts de Karlsruhe. Son journal Frau und Hund (Femme et chien) a été récemment publié.

Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques.

 

En 2010 deux grandes rétrospectives lui ont été consacrées : l’une à l’Albertina Museum de Vienne Metamorphosen der Weltgeschichte (Métamorphoses de l’histoire mondiale), l’autre au Kunst- und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland de Bonn. On peut voir actuellement certaines de ses œuvres au Musée Maillol, Paris, à l’exposition C’est la vie.

 

Markus Lüpertz vit et travaille à Berlin, Düsseldorf et Karlsruhe.

 

Pour sa première exposition de l’artiste, la galerie a choisi de présenter une trentaine d’œuvres sur papier consacrées à la figure et au corps humain (de 1976 à 2006).

 

Le travail de Markus Lüpertz oscille, depuis toujours, entre abstraction et figuration.

Les formes qu’il développe peuvent être inspirées aussi bien par le quotidien, le trivial (une pelle, une gerbe de blé ou des empreintes de pneus sur une route) que par le sublime (Mozart, les souffrances de Saint Sébastien…). Elles sont volontiers, et à l’image de l’artiste lui-même, théâtrales ou provocantes, bien qu’il s’en défende en ces termes : « Un artiste ne provoque pas. Il réalise seulement son idée de grand art, de perfection. »

 

Markus Lüpertz a toujours cherché un point d’équilibre, un terrain d’entente entre le passé et le présent, le monde classique et le monde contemporain. Il veut se situer à l’écart des avant-gardes, dans une position post-moderne. Dans cette position, il lui est important de payer au passage son tribut à la grande peinture, de poursuivre un dialogue avec l’Histoire et l’histoire de l’art. Il le fait avec liberté et beaucoup d’aisance dans les formes.

 

Dans le travail de Markus Lüpertz les thèmes d’inspiration reviennent à des années d’intervalle, mais s’épurent avec le temps. Cette fidélité thématique symbolise l’unité profonde de son travail.

Il est significatif que le peintre se refuse à dater ses œuvres.

 

Markus Lüpertz travaille volontiers par séries. Il peint d’après Poussin, d’après Corot, d’après Courbet…et revisite les grands thèmes mythologiques (Daphné, Apollon, Prométhée, Parsifal), bibliques, les grands mythes littéraires qu’il traite avec « urbanité et ironie » comme l’écrit Rainer Metzger dans l’introduction au catalogue de l’exposition à l’Albertina Museum (2010).

 

Il y a chez Markus Lüpertz un lien dynamique entre le travail de peinture et de sculpture. Sur le papier Markus Lüpertz semble retrouver les gestes du sculpteur. Les figures et corps de Markus Lüpertz sont peints en masses disproportionnées, en surfaces grossières traversées par des éclairs de couleurs, en fragments coloriés avec un souci de volume et de mouvement.

 

Markus Lüpertz laisse peu de place à une dimension narrative, psychologique de ses personnages. Les figures qu’il peint ne sont jamais des portraits où l’intelligence psychologique aurait sa place, ni des allégories. Elles désignent le tragique de la condition humaine, dans la nudité du corps ou le costume de la mort. Versant parfois dans l’ironie inquiète, la complicité amusée, elles explorent différentes densités de facture et d’expressivité du trait, elles ont une dimension fictionnelle, onirique.

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