Archive pour la catégorie ‘Per Kirkeby’

Per KiRKEBY

Jeudi 27 novembre 2008

PER KIRKEBY   Œuvres récentes

6 décembre 2008      -     24 janvier 2009

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Per Kirkeby vit et travaille l’hiver à Copenhague, l’été dans sa maison de l’île de Laeso, entre le Danemark et la Suède.

À l’occasion de ses 70 ans, diverses expositions rétrospectives ont lieu au Louisiana Museum (Danemark) du 22 septembre 2008 au 11 janvier 2009 et à la Tate Modern Gallery (Londres) du 17 juin 2009 au 13 septembre 2009. Le Musée des Beaux-Arts de Lille présente des œuvres de Per Kirkeby (Masonites) dans le cadre de l’exposition « Echappées Nordiques » du 23 octobre 2008 au 11 janvier 2009.

 

Depuis octobre 2000 la Galerie Vidal-Saint Phalle présente régulièrement à Paris les œuvres de Per Kirkeby.

 

On a souvent rappelé l’activité multiple du plus célèbre des artistes nordiques : sa formation de géologue, les expéditions scientifiques auxquelles il a participé, ses très nombreuses publications (poèmes, essais, monographies sur les peintres, notamment français, qui ont compté pour lui), ses films, à côté de l’œuvre considérable du peintre, sculpteur et graveur qui s’est exprimé sur la plus grande variété des supports.

 

Après une exposition des peintures sur panneaux de masonite, la Galerie Vidal-Saint Phalle consacre sa cinquième exposition de Per Kirkeby à onze grands tableaux récents (huile sur toile) et à un ensemble d’œuvres sur papier.

 

« La couleur et le dessin sont exécutés d’un geste expressionniste volontiers héroïque. L’artiste creuse la peinture comme un sol, sédimente ses gestes pour faire apparaître des formes, des strates, créant ainsi une peinture tellurique où les coups de pinceau deviennent nervures et excavations. »  Alain Tapié, 2008

 

Des points de vue stratifiés, des effets de collage et de fragmentation, de séparation des surfaces ou des blocs recomposent un paysage où la réapparition des natures mortes est comme une nouvelle interrogation de la tradition picturale. Les grands formats de Per Kirkeby révèlent la prédilection actuelle de leur auteur pour des gammes automnales et crépusculaires.  Ils donnent la mesure d’un « chantier » aussi romantique que contemporain.

 

Du mardi au samedi, de 14 h à 19 h et sur RV

10, rue du Trésor 75004 Paris

tel 01 42 76 06 05   -   Fax 01 42 76 05 33

contact@vidal-stphalle.com                                                            www.vidal-stphalle.com

 

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Presse Per Kirkeby

Mardi 15 janvier 2008


  • Gazette de l’Hotel Drouot, 7 décembre 2007

L’artiste danois Per Kirkeby n’en finit pas de démontrer son amour immodéré et revendiqué pour la peinture. Cela nous vaut un ensemble d’une grande coherence stylistique et expressive. Dès les années soixante, Kirkeby a recours a un panneau de bois industriel utilisé à la fabrication de bibliothèque bon marché, appellé “masonite”. Affectionnant le format carré depuis toujours, il découpe un panneau de 122 x 122 cm et s’empare de cet espaces pour y peindre un paysage mental. Ces fragments fonctionnent individuellement et par polarité, se lisant comme des pages d’un journal. Nous croyons reconnaître une image de la nature, évocation arborée ou minerale pour laquelle l’huile et le crayon gras se mêlent avec energie. Structurée, defrichée avec une autorité qui ne laisse pas décrypter comme un ideogramme. Simultanement distancée et familiére, la toile se prête au vagabondage comme à la contemplation. Un exercice romantique indissociable de celui qui consiste à regarder une peinture dans l’attente d’une evasion. Sur des fonds noirs, la couleure ménage des atmosphères crepusculaires avec des bleus et des ocres rehaussés de traces rouges. L’oeil butine, s’attarde, distanc ie l’analyse. Des souvenirs émergent de ce qui semble être des apparences et qui demeurent des sédiments de notre univers.

  • Télerama 12 décembre 2007

Toujours à la limite de la figuration, ses oeuvres possedent un caractère secret et presque mysterieux. Il faut donc un peu de temps à l’oeil pour, comme une foret dense, entrer dans cette belle suite de tableaux carrés que l’artiste danois nomme “Masonites” et qui sont realisées sur des panneaux de bois industriel : fond noir, stries de falaises, noeuds de branches, signes et applats jetés de craies jaunes soufre ou vert lumineux. A 70 ans, Per Kirkeby, l’un des plus beaux peintres de notre époque, surprend par son audace et sa maturité.

  • Le Monde Samedi 24 novembre 2007

Per Kirkeby aime peindre sur des carrés de masonite- panneaux de bois industriel - de 122 cm de côté. Depuis les années 1960, l’artiste pratique regulièrement sur ce support, tout en travaillant par ailleurs sur de plus grandes toiles. Kirkeby le maitrise donc admirablement et en tire toutes sortes d’effets. Couvrant et découvrant le bois, jouant de l’opacité et de la transparence, du raclage et du dessin, il compose des morceaux choisis de nature. On y reconnaît souvent souches et arbres, plus rarement rocs et eaux. Sa serie la plus recente se distingue par des fonds noirs et gris sombres, sur lesquels les tracés colorés font naitre des paysages. Elle compte plusieurs reussites très seduisantes.

  • Extraits du “Livre d’or”
  1. Interressante découverte j’aime découvrir le talent de cette scandinavie ou j’ai vecu et qui n’en regorge pas!
  2. C’est toujours avec jubilation que je découvre et redécouvre les strates peintes des paysages mentaux de ce grand peintre et sculpteur, un de mes preferés !
  3. Beneath the night, crying in the dark is something savage ! Why not ? Grendel ! For all the elegance of drawring which reigns supreme, it still comes down to something clawed, clawing it’s way to the surface ! Something which may sleep comfortably in this night - but awakes with screams. A true torch carrier for his culture. A one and only.

PER KIRKEBY

Mardi 15 janvier 2008

 

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Whether archaic or downgraded, has the figure of the painter become so inestimable that it is unable or no longer knows how to assert its values? To put the question in this way is, the reader will agree, paradoxical. First of all, because it rather sardonically appears, of course, at the front of a catalogue reproducing the recent paintings of Danish artist Per Kirkeby, thus demonstrating that there remains something present and intense – a love between the artist and his public (if one can use that term for those who come to look at the works in a gallery or museum). Secondly, because if this confession of incapacity regarding any definitive judgement about the ‘matter of painting’ seems to embarrass, why insist on linking art and a certain empathy from the world?

Per Kirkeby has supplied his own answer to this question: ‘The art of painting’, he writes, ‘is obviously both incredibly naïve and cynical at the same time. Naïve, because there is no honest or obvious reason to smear diluted pigment over a piece of fabric or some other support. And cynical, because a painting does not concern itself with the destruction of the world. Even a painting representing the Last Judgement and the souls being transported to hell is underpinned not by worry but by realism. That is the way it is. The destruction of the world is inherent in the fact of painting a picture.’

It is a lucid remark: whatever its invention, a painting carries with it a degree of impotence that fortifies it, and the artist claims not only to be its source but also its marvelling commentator. Hence the idea so often expressed by Kirkeby himself, that, among modern movements, painting remains a place of hypotheses more than of preaching.

This elegance and relative distance inform everything done by this artist, and we can sense his tenacious, almost furious determination to be involved with the business of the world. We know that he has combined many different activities, performing with real verve the roles of painter, sculptor, writer, architect, filmmaker and geologist. But we also know that at the same time, through his silences and through his paintings, he has asserted a certain detachment in the name of dream and self-effacement.

An activist in exile, a rigorous and romantic man of the North who declines that identity, Kirkeby pursues his ambition. To be a painter in this age that calls on everyone to be efficient, in a hurry and profitable, is to take refuge in that closed, immobile and old-fashioned place represented by both the studio and the painting. It is, as they say, to insist: for example, to keep on painting on Masonite, that industrial wood used to make cheap bookshelves that the young Kirkeby began working with in the 1960s, because that was all he could afford. Or again, to have always – but not exclusively – painted on the practical but unconventional square format of 122 by 122 centimetres. By means of these seemingly limiting methods, Per Kirkeby does his sowing and reaping. He puts down his suggestions of images, charts nocturnal atmospheres, brings forth sprouting light blues and sooty ochres, lays down shadows, starts clearing his brambly lines, and so on. In his work the picture remains that secret and contemplative object whose inward liveliness is, strangely enough, always active within the images. And if his painting refers to the landscape, to the melancholy of a Northern School (a term and category that he finds deeply irritating), or if it signals more than it designates, it always seems to opt for a subtle abandon. But, the moment we consider these paintings with empathy, the impossibility of defining the real is countered by a marvellous feeling of an intimate conversation that embraces or embarrasses the gaze. Places of survival or modest resistance that the eye grasps over time: painting is only the haunted memory of the world’s recollection and, at the same time, of our very fragile lives.

Laurent Boudier