Archive pour décembre 2009

Olav Christopher Jenssen

Mardi 15 décembre 2009

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Olav Christopher Jenssen

Journal N° 2

12 décembre- 30 janvier 2010

Vernissage le 12 décembre en présence de l’artiste

Livre disponible

 

Parmi les créateurs, les inventeurs de formes se révèlent peu nombreux. Or c’est la première évidence d’une exposition d’Olav Christopher Jenssen : sa peinture nous communique un vif sentiment de la nature mais les formes que nous proposent ses dessins et ses toiles sont d’un langage neuf, d’une abstraction nouvelle. C’est pourquoi sans doute Olav Christopher Jenssen, peintre norvégien (né en 1954) qui travaille à Berlin et en Suède, apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux artistes de la peinture nordique contemporaine et même, aux yeux de beaucoup d’artistes allemands, comme un chef de file profondément novateur.

Olav Christopher Jenssen a pu concentrer son activité sur la couleur, le vide, l’espace, la lumière cristalline (le blanc joue un rôle essentiel dans son œuvre et il est tentant d’associer ce blanc à la neige ou au froid) et l’indépendance d’un langage pictural vraiment personnel. Voilà un artiste qu’on a rapproché parfois des ruptures de Cy Twombly et qui semble n’avoir pas douté, encore moins désespéré de la peinture ! Certes, à l’intérieur de ce monde de peinture, Olav Christopher Jenssen a pu dérouter fortement : il n’a pas hésité à changer radicalement sa manière « turbulente » en optant pour des constructions sobres et contemplatives, passant d’une matière appliquée au couteau à de fines et douces étendues de couleurs… Une chose est sûre : que l’œuvre, jamais préconçue, soit minimale ou orchestrée, le plaisir de peindre est sa signature. C’est un bonheur avoué, revendiqué par l’artiste, aussi manifeste que l’omniprésence sous-jacente de la nature et que la liberté donnée à l’air, à la crudité expressive du blanc et de la couleur.

Le peintre aime travailler par séries, envisager ses expositions comme des ensembles composés dans leurs moindres détails et il conçoit généralement lui-même ses catalogues au point qu’une grande unité structurelle s’en dégage. Et il aime donner des titres à ses expositions, ainsi celle-ci s’intitule  « Journal Vol .02 ».

 

 

 

En effet, depuis 1986 Olav Christopher Jenssen tient un journal sous forme d’œuvres sur papier. Les œuvres exposées à la galerie constituent le deuxième volume de ce journal, elles sont réalisées à l’occasion des différents séjours à l’étranger de l’artiste. Elles utilisent les mêmes techniques (pastels, aquarelle, fusain) et empruntent des formats familiers à l’artiste (25 x 18 cm, 56 x 76 cm)

L’œuvre d’Olav-Christopher Jenssen a été largement exposée en Norvège, Suède, Danemark et Finlande et dans de nombreux musées en Allemagne. Elle a été aussi montrée au British Museum et au Centre Culturel de Arte Contemporaneo, Mexico. Une importante exposition itinérante, Panorama, est présentée en 2009-2010 : Kunsthallen Brandt, Odense (Danemark),  Sörlandets Kunstmuseum, Kristiansand (Norvège), KIASMA, Helsinki (Finlande).

En France, l’œuvre d’Olav Christopher Jenssen figure dans les collections publiques du Centre Pompidou, du FNAC, de la B.N.F. et du Musée des Beaux-Arts de Nantes.  

 

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© Dominique d’Arnoult

 

Henri Demarquette

Mardi 15 décembre 2009

à joué à la Galerie Vidal Saint Phalle le vendredi 11 décembre pour l’ouverture de l’exposition Olav Christopher Jenssen     

Musical voyage for solo cello

By Henri Demarquette

 

11th of December 2009

 

 

 

Eric Tanguy( 1968-) : esquisse No 1 (extract of Esquisses (3))

Jean-Sébastien Bach (1685-1750) : Prelude to Suite No 1 In G major BWV 1007

Benjamin Britten (1913-1976) : Bordone (extract of Suite No 1 op 72)

Domenico Gabrielli(1651-1690) : Riciercar n°3

Bernd-Alois Zimmermann(1918-1970) : 4 short studies

Jean-Sebastian Bach : Saraband of Suite No 5 in C minor BWV 1011

Domenico Gabrielli : Riciercar n°5

Nicolo Paganini (1782-1840) : Caprice n°13 transcripted from violin

                        Bis

Olivier Greif(1950-2000) : Solo from Nô

 

 

 

 

Sometimes while making a draft (Esquisse) a masterpiece is born, this is the case of Eric Tanguy : Such liberty, such temper and such character at the age of 25 ! this piece is a beautiful opening to this concert, like a portal.

 

What if J.S Bach also wrote drafts (esquisses) ? Theses are, with this famous prelude, the first notes written for a solo cello to what is going to become the bible of all cello players : the famous “Bach Suites”. When we know how much research the writing of the 6 suites took, this  prelude, though very simple, embodies beauty and perfection !  But at Bach death in 1750, new times bring new ways ! Music isn’t only written for a solo cello, it’s the rule of an accompanied melody of the classical and romantic era. We will have to wait for the 20th century of which Benjamin Britten  is a great representative he was asked by Rostropovich to write three Suites in the same tones as J.S Bach; a sublime tribute.

 

The “Bordone” or bumble bee in English is a process that has been used forever where an instrument holds a note while the other musicians improvise their tune. Here, beyond the strangeness of the piece, the “tour de force” of this writing is to condense them all in one instrument. We are hypnotized by a D echoing in your head, it’s an obsession we would like to flee and we do … Thanks to the volubility, the liberty, the baroque fantasy of Domenico Gabrielli ! Such modernism ! Are we so shocked when we jump 3 centuries and play the music of Zimmermann ? Is Baroque so far apart from serial expressionism that Zimmermann claims to be from ? Following Anton Webern, he composes Studies (maybe even drafts/ esquisses ?) on the concentration of time, microscopic poetry, minimal tragedy and the rarefaction of sound to the limits of silence. With Bach and his Saraband of the Suite No 5 we have the same idea ; pain of extreme penury to the point of using discordant intervals, tearing, dear to serial music, and he starts with the same notes as Zimmerman’s finale … mysterious communion beyond time…

 

Contrast !

 

C minor, tragic C major triumphant !

After Gabrielli the voluble, Gabrielli the mad, the delirious, the unimaginable, making the bow jump all the strings creating unprecedented intervals ; wild virtuosity, improvisation, freejazzy ! after this anything is possible ! the feline cello player is let go and even steals the identity of Paganini the funambulist cello player for this 13th ! Caprice known as “the outburst of laughter” … diabolical ?

 

Bis

 

Farewell Olivier, my dear, ten years already and who speaks to me of music? How did you manage to compose a “farewell” whistle you are still amongst us ? How did you manage to be conscientious of your end like Chausson (musician and poet) who died on a bicycle ?  How do you managed to touch me so deeply when your music is so simple ?? I miss you !

 

Henri

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Critique Telerama du 4 novembre

Mardi 1 décembre 2009

 

The American artist living in Austin, Texas, is the guest of the Vidal-Saint Phalle Gallery, where he displays a set of very beautiful collages, made out of paper and books, with sketches of machines, small and almost imaginary houses or colourful corollas. We might add that there are elements of Klee in his work, although in a different approach: his materials are drawn from children’s books and Letscher invents new harmonies of colours, creating abstract images that are like fireworks and please the eye as well as they do good to the mind.

 

 

L’artiste americain vivant à Austin, au Texas, s’invite à la galerie Vidal- Saint Phalle avec une suite de fort beaux collages faits de papiers et de cartons, de dessins de machines, de petites maisons presque invisibles, de corolles colorées. Il y a presque, pourrait on ajouter, du Klee dans ce travail, mais autrement : puisant son materiau dans les livres d’enfants, Letscher invente des accords de couleurs, compose des images abstraites à la manière de feux d’artifice qui font du bien à l’oeil comme à l’esprit.

 

Laurent Boudier